Pèlerinage en Terre Sainte, jour 9 : dernières visites

Récit : Cécile et Père Bruno 
Photos : Groupe Elie  

Père Bruno :

« Un accès libre à ces lieux si importants du Saint-Sépulcre est un peu déroutant. Consciencieusement, nous prions pour chacune des intentions reçues, pendant que d’autres profitent longuement du tombeau vide ! C’est inouï.

Vers minuit les liturgies se préparent et ne vont cesser qu’au petit jour. Prières communes ou individuelles nous nous entraidons pour tenir.

Si nous avons été “porté comme sur les ailes d’un aigle” (Ex 19,14), le privilège de pouvoir rester au Saint-Sépulcre toute la nuit durant, et au petit jour de célébrer les Saints Mystères (la messe) au Calvaire, ce ne fut pas impunément. Dieu nous a donné de partager sa Passion…. »

Cécile :

« En somme, pour tous la nuit a été courte : certains ont veillé (gare à ceux qui ont tenté de piquer un somme au Saint-Sépulcre ! Les orthodoxes les réveillaient sans ménage à coup d’encensoirs à grelots), d’autres sont repartis se coucher autour de minuit.

Pour une partie de notre groupe, la nuit a été bien difficile : direction l’hôpital pour une réhydratation d’urgence.

Un peu (beaucoup) endormis nous célébrons presque tous ensemble la messe de la Résurrection. Les prêtres de passage regardent bizarrement Père Bruno : pourquoi est-il en blanc ? Pourquoi ne célèbre-t-il pas la messe de la Passion ? Alors qu’il est dans une chapelle juste à côté du lieu de la Crucifixion ? Inconsciemment on chante quelques refrains, mais on se fait reprendre par ceux qui veille sur le lieu “on ne chante pas !”… Oui, on comprend, si toutes les communautés se mettent à chanter, on ne va plus s’entendre ici.

Nous continuons ensuite en allant vers le lieu du tombeau de David. Sur le chemin, nous visitons l’église de la dormition (une deuxième). Forts de notre expérience de chorale la veille à la basilique Sainte-Anne, nous réitérons là l’essai avec un Salve Regina qui résonne magnifiquement. On poursuit… du moins on essaye (la fatigue se fait vraiment sentir) vers le lieu de la Cène, heureusement juste à côté. Enfin, ce qu’il en reste. C’est-à-dire pas grand chose. Mais nous avons l’occasion de renouveler nos promesses de Communion. C’est d’autant plus touchant, que Sarah, qui n’a pas encore pu faire sa première Communion, nous questionne sur nos engagements. On enchaîne (courage !!) avec un dernier lieu : une tombe hérodienne. Elle se situe en plein milieu d’un parc (et la plupart n’a qu’une envie : s’allonger dans l’herbe et piquer un somme). On repère la pierre à l’entrée, caractéristique de l’époque. »

Père Bruno :

« L’après-midi est dévolu aux courses de souvenirs. Alain nous les avait épargnées pour rester dans l’esprit du pèlerinage ; cette fois nous pouvons chercher ce qui fera plaisir à nos proches.

Une sieste s’impose après 36 heures debout. Dans les jardins sous les remparts, nous sommes envahis de petites kippot (pluriel de kippa) qui s’égayent comme tous les enfants du monde. »

Cécile :

« À l’heure convenue, nous nous retrouvons, direction la paroisse hébréophone à nouveau. Nous avons la chance de bénéficier d’un moment privilégié avec le curé : comment cette communauté s’intègre en Israël et plus particulièrement à Jérusalem ? Comment est-elle née ? Comment grandit-elle ? Des questions importantes et délicates parfois.

Enfin, le soir arrive et nous rentrons épuisés chez les Sœurs Bénédictines… C’est notre dernière nuit chez elles. »

 

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