Pèlerinage en Terre Sainte, jour 5 : sources du Jourdain, damans pesants et Nazareth

Récit : Stanislas
Photos : Groupe Élie

En ce vendredi 4 août, nous partons explorer la partie la plus au nord du pays, près de la frontière libanaise et syrienne, au pied du mont Hermon. Le paysage est de plus en plus vert. Nous pénétrons dans une forêt, luxuriante en comparaison du désert que nous avons traversé les premiers jours. Nous sommes aux sources du Jourdain, sur le site de la ville antique de Césarée de Philippe, anciennement nommée Banyas. La ville est partout sous nos pieds. Ça et là, les colonnes, les murs et les pavements sont recouverts de figuiers et autres arbres qui font courir leurs racines sur les vestiges. A vrai dire, nous nous croyons un peu dans Indiana Jones. La beauté du lieu nous fait vite oublier qu’à quelques kilomètres, c’est la guerre qui fait rage en Syrie. Paradoxe de ce pays où l’on se sent si en sécurité dans une tension pourtant partout présente.

Nous ne sommes pas sur le lieu où Jésus a été baptisé par Jean, mais l’eau limpide et rapide des sources du Jourdain nous rappelle les eaux de notre propre baptême. Là, au bord de l’eau, le Père Bruno nous a invités à renouveler les promesses de notre baptême. Vimala, membre de notre groupe et catéchumène, nous a aidé à prier, et ce fut touchant d’être comme enseigné par celle qui désire avec impatience le baptême.

Deux textes et deux questions. Au cours de cette journée à Césarée puis sur les bords du lac de Tibériade au lieu dit de la primauté de Pierre, nous avons médité deux textes : Mathieu 16, 13-20 et Jean 21, 15-19. Et nous avons entendu deux questions. Jésus demande d’abord à ses disciples : « Et vous, que dites vous ? Pour vous qui suis-je ? ». Puis, dans le texte de Jean, il interroge Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ». Nous pouvons entendre ces questions pour nous-mêmes, appelés par notre propre prénom. « Qui suis-je pour toi ? ». « M’aimes-tu ? ». Pas si évident de répondre avec son cœur à ces questions. Je pourrais avoir envie d’exprimer une réponse toute faite, tout droit sortie d’un livre de prière. Ou je pourrais être attristé de me dire qu’au fond, je ne sais pas si bien qui est ce Jésus pour moi et si, vraiment, simplement, je l’aime. Ces deux textes nous ont invité à aller puiser au fond de notre cœur la réponse que nous pouvions donner au Seigneur.

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En revenant du site de la primauté de Pierre, nous sommes passés devant un enclos bien particulier. Nous avons fait la découverte d’un animal rare, étonnant, poilu, ayant un ancêtre commun avec l’éléphant (ou le rhinocéros selon certains paléontologues), seul représentant de l’ordre des Hyracoïdes : le daman.

Sans titre

Et oui, ce n’est qu’une petite bête de la taille d’un lièvre, mais attention, ce n’est pas n’importe quelle bête ! La découverte du daman a enflammé la controverse, les discussions et les chants du groupe. Nous nous sommes même rebaptisés pendant quelques jours la patrouille du Daman (« Daman toujours… pesant ! »). Attention, si vous rencontrez un jour l’un de ces mammifères, ne sous-estimez pas sa force, et surtout… son poids.

https://www.youtube.com/watch?v=Xcf-ynM14iA

Notre après-midi fut toute aussi riche à Nazareth. Basilique de l’Annonciation, maison de Marie et de Joseph, tombe du Juste qui serait la tombe de Joseph. « Verbum caro hic factum est » est écrit sur l’autel de la partie basse de la basilique de l’Annonciation, dans la grotte où Marie aurait reçu la visite de l’ange Gabriel. « Le verbe ici s’est fait chair ». Dans ces lieux saints, il est fort de prendre conscience de la réalité bien concrète, terrestre, physique, de la vie de Jésus et de l’histoire de sa famille. Certains lieux nous touchent plus que d’autres, mais en tout cas, c’est bien ici, sur cette terre d’Israël que Dieu s’est fait homme, que Jésus a vécu, homme juif originaire de cette ville de Nazareth.

Notre programme dans Nazareth s’est terminé par un arrêt à l’oratoire où Charles de Foucault venait prier lorsqu’il y fut jardinier des clarisses. Un lieu simple à l’image de l’homme qui pendant plus d’une année habita dans une cabane au fond du jardin des sœurs.

charles de foucauld

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