Pèlerinage en Terre Sainte, jour 4 : autour du Lac de Tibériade

Récit : Guillaume
Photos : groupe Elie

Après notre première nuit à Nazareth chez les Clarisses, cette nuit réparatrice qui nous a fait merveilleusement profiter du luxueux plaisir des lits après l’austérité du désert, après le traditionnel petit-déjeuner pita-nutella, nous reprenons notre car pour nous rendre à Kursi. Cette vieille église monastique du début du VIe siècle, située au pied du Golan (à l’est du Lac de Tibériade) a été édifiée sur le lieu où Jésus a guéri un homme en le délivrant d’un démon, renvoyant celui-ci dans un troupeau de porcs qui s’en jetèrent du haut d’une falaise. Après un long partage de ce texte, riche en remarques et questions venant de chacun de nous, après l’explication d’Alain sur ce qu’étaient les Stylites (ces moines qui restaient des années en haut d’une colonne), nous avons à rattraper le retard !

matin

En effet, nous étions attendus pour 11h00 au Mont des Béatitudes, au Nord-Ouest du Lac de Tibériade (ou Mer de Galilée). Nous reprenons notre car pour faire la route. Bien qu’arrivés assez tard au Monastère du Mont des Béatitudes, essuyant les remontrances de la sœur particulièrement remontée suite à notre retard, nous parvenons tout de même à célébrer la messe de la Primauté de Pierre. Quelle n’est pas notre émotion et notre joie à proclamer ce texte des Béatitudes, si beau, sur ce lieu si chargé de sens, avec cette vue imprenable, depuis les jardins magnifiques, sur la Mer de Galilée.

Ensuite, il est temps de prendre le large ! Eh oui ! Nous partons en bateau (hissez Ho !), tels les apôtres partant à la pêche. Ce moment maritime nous permet de profiter d’une vue splendide sur Capharnaüm et les côtes, et d’un peu de fraicheur (bien relative). Le moteur du bateau coupé, le silence et le calme revenus, bien installés à l’ombre, nous flottons paisiblement au milieu du lac. Les conditions sont alors réunies pour un temps de méditation, mené avec une telle douceur et une telle profondeur par Sœur Monica, que certains d’entre nous ne peuvent résister à la technique de la méditation dite « du sommeil »… Bon, la chaleur, plus la fatigue, plus le doux tangage du bateau en arrivent bien à bout de nous. (Le Christ lui-même ne dormait-il pas sur le bateau, tandis que la tempête faisait rage ?…) Cependant nous parvenons à méditer une demi-heure durant sur ce passage de la Tempête apaisée.

Nous nous accordons une petite pause pour déjeuner, avant de rejoindre Capharnaüm, au nord de la mer. Ce qui est aujourd’hui le reste d’un petit village, était pourtant une cité importante à l’époque du Christ ; en effet elle était au centre de grandes routes commerciales, à la frontière de différentes régions. Le site, aujourd’hui gardé par un couvent franciscain, comprend principalement la maison de Saint Pierre et la Synagogue. Cette maison était donc celle où vivait l’apôtre Pierre, mais aussi l’endroit où se réunissaient régulièrement les Douze autour du Christ ; c’est là notamment que Jésus guérit le paralytique, en demandant à le faire passer, sur son brancard, à travers le toit de la maison. (Faut-il imaginer la tête de Pierre en train de voir sa maison se faire à moitié démolir par la foule ?…) De la maison il ne reste seulement quelques rangées de pierres, qu’entourent les murs de l’église octogonale (construite dans les premiers siècles après J-C). Et par-dessus, comme en lévitation, se trouve l’église actuelle, datant de la fin du 20e siècle. (D’aucuns l’appellent l’OVNI, à cause de sa forme…) La synagogue que l’on voit aujourd’hui est en fait celle datant du 5e siècle, mais elle est construite juste sur celle de l’époque du Christ, où l’on imagine facilement Jésus y enseignant ou y lisant la Torah. Après quelques temps d’enseignement par le Père Bruno sur le texte du Pain de Vie (que Jésus avait lui-même prononcé en ce lieu) nous devons quitter les lieux. « On ferme ! ON FEEERME !!! » Le message avait l’avantage d’être clair. (Vous remarquerez cependant que le message a été ici traduit en français, pour une meilleure compréhension du lecteur, ndlr).

Il ne nous reste plus alors qu’à reprendre le car, pour retourner chez les Clarisses de Nazareth.

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