Pèlerinage en Terre Sainte, jour 2 : découvrir le désert

Récit : Cécile
Photos : Vimala et Bruno

Quelle douce nuit nous avons passée au monastère de Notre-Dame de Palestine, chez les soeurs de Bethléem, à Deir Rafat. Nous avions de vrais lits et certains dortoirs étaient climatisés. Ouf ! surtout pour ceux dont la valise est restée à Istanbul !

C’est au petit matin que nous avons vraiment pu découvrir la beauté de ce lieu. Alors que le jour pointe dans la chapelle qui nous est réservée pour les laudes, nos yeux découvrent sur la voûte des anges portant l’Ave Maria transcrit dans de nombreuses langues. Le Père Bruno nous rappelle les « règles » de la liturgie des heures, que peu d’entre nous ont l’habitude de suivre. 18 voix à l’unisson. 18 cœurs prêts à marcher sur les pas du Christ. Le pèlerinage semble réellement commencer à cet instant.

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Ps 94 – Office des Laudes, 01/08/2017

Alain, notre guide, nous briefe rapidement, à l’ombre d’un arbre dans la cour, sur notre périple et nous remet une carte d’Israël. Aujourd’hui, nous allons rentrer dans le désert du Néguev et nous rappeler certaines étapes de l’Ancien Testament.

En chemin, notre car s’arrête en plein milieu de nulle part (enfin… sur une sorte d’aire d’autoroute quand même) pour… récupérer nos valises ! Le dépouillement n’aura pas été bien long 😉

Notre première étape, Tel Beer Sheva, est l’occasion d’un petit topo sur l’archéologie en Israël. C’était un petit village, établi autour d’un puit (celui-là même mentionné en Gn 26, 33 et 32 autres fois dans l’Ancien Testament). Bien entendu, il ne reste que quelques ruines, mais on peut assez facilement se projeter grâce aux « reconstructions/restaurations » faites sur le lieu.

On apprécie particulièrement la fraîcheur du système souterrain de stockage de l’eau avant de reprendre le car.

Le paysage défile à mesure qu’on s’enfonce dans le Néguev. Peu de vert. Surtout le bleu du ciel et l’ocre de la terre. Impossible de vraiment réaliser la distance parcourue car les arbres sont rares. Alors que le soleil a déjà passé le zénith, vient l’heure de se restaurer. Premier déjeuner « Bible sur le terrain » ! L’organisation en binômes avec des missions bien définies (liturgie/vaisselle/cuisine/bagages) et des roulements se dessine à ce moment (Merci Chef Laure :-)).

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Poursuivant vers la tombe de Ben Gurion (comme l’aéroport), voici qu’un grand jardin (avec de l’herbe verte et des arbres !! Ô surprise) nous accueille pour notre première méditation : Genèse 12, 1-9. Sœur Monica nous rappelle les bases d’une contemplation ignacienne, et chacun d’entre nous profite de ce temps pour débuter son pèlerinage spirituel.

Puis après une petite pause photo (car la vue est à couper le souffle), c’est déjà l’heure de repartir !

Et cette fois le bus finit par quitter la route goudronnée pour s’aventurer sur un sentier. Puis quand le sentier s’arrête… Il faut continuer à pied ! Notre première marche dans le désert. Il faut s’approprier ce nouvel environnement, sa chaleur, ses cailloux (eh oui, c’est un désert rocher, pas du tout de sable). Et aussi, le vent. Dangereux car il semble nous rafraîchir alors qu’en fait il nous déshydrate ! D’autant qu’il est assez fort et nous avons lutté contre lui en crapahutant jusqu’au sommet d’une colline, sur un chemin particulièrement escarpé. À perte de vue s’étend la roche. On devine quelques anciens cours d’eau. Mais il n’y a que le ciel et le désert : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1, 1).

Dans cet environnement, on se rassemble autour d’un grand rocher et alors que le soleil commence déjà à se coucher, on célèbre la messe d’Abraham.

Une fois la nuit tombée, la lueur de la lune et des étoiles nous éclaire jusqu’à notre bus (en vrai, on n’était pas vraiment rassurés, mais notre guide a été ultra efficace ! Dire que certains y sont restés 40 ans…). Puis on s’installe à Béerot Camp pour la nuit. C’est aussi incroyable qu’improbable : une immense tente avec quelques matelas et de l’eau (potable) à volonté, acheminée on ne sait trop comment.

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Peut-être que ceux qui ont pris le temps de contempler le ciel ce soir-là auront tenté de compter les étoiles, aussi nombreuses que la descendance d’Abraham…

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