Pèlerinage en Terre Sainte, jours 10 et 11 : rencontre avec les « pierres vivantes » de Terre Sainte et départ

Récit : Cécile, Père Bruno et Marie
Photos : Groupe Elie  

Cécile :

« Nous commençons la journée en visitant un lieu tout proche, sur le mont des Oliviers : le carmel du Pater Noster. Le lieu fait partie des territoires français (merci Princesse d’Auvergne !) et comporte un couvent, un jardin d’oliviers et LA grotte. LA grotte où Jésus retrouvait ses disciples et les enseignait. Notamment le Notre Père. Et pour honorer cet enseignement, les murs du carmel sont recouverts du Notre Père traduit dans plus de 100 langues. Impressionnant.

Un conseil : passez à leur boutique, elle recèle de bien beaux trésors et en plus soutient une communauté locale.

Une fois cette dernière visite effectuée, nous devons nous organiser pour retrouver la communauté des Sœurs de la Croix de Chavanod. A l’autre bout de Jérusalem. Et l’on doit prendre tout notre attirail de cuisine. On s’imagine transporter la marmite pour 25 personnes à pied ou en bus… Ou pire, la bonbonne de gaz ! Vu le contexte géopolitique, ce n’est pas très prudent. Mais la Providence aura été plus pragmatique : voilà qu’un taxi 8 places passe ! Nous le chargeons de tout notre matériel et de TOUTES nos valises (ô soulagement, ça rentre). Stan’ et Sœur Monica montent dans le taxi et le reste du groupe remonte à pied en direction de Jérusalem pour retrouver une partie du groupe (qui ont courageusement affronté l’hôpital la veille) et prendre le bus direction Shuafat, quartier musulman de la Jérusalem moderne.

La communauté de Sœur Monica est adorable. Nous sommes vraiment bien accueillis. C’est avec un sentiment de “repos” que nous célébrons notre dernière messe en Terre Sainte. Nous la concluons par la bénédiction de tous nos achats religieux (croix, chapelet, cadeaux, etc.). »

Marie

« L’après-midi est consacré aux rencontres avec les “pierres vivantes” de Terre Sainte : les chrétiens d’aujourd’hui. Loubna, une jeune palestinienne chrétienne, nous raconte sa vie terriblement difficile, passée en grande partie à Bethléem, derrière le mur de séparation. C’est pour elle une véritable situation d’apartheid, très douloureuse. Malgré cela, un seul souhait de sa part : un pays, uni, qui réunisse les trois confessions dans la paix, les juifs, les musulmans, les chrétiens car, dit-elle, « j’ai besoin des juifs ! J’ai besoin des musulmans ! Nous avons besoin des richesses propres à chacun ». Nous sommes édifiés ! Puis nous rencontrons une protestante du quartier des Sœurs de la Croix de Chavanod qui nous fait part, quant à elle, des difficultés de cohabitation avec une partie de la population musulmane. Grâce à ces témoignages, nous pouvons mieux appréhender la situation complexe, et douloureuse bien souvent, de ce si beau pays.

J10-loubna

Loubna (jeune fille avec un haut vert), jeune palestinienne chrétienne, nous a beaucoup touchés.

Après une nuit paisible, c’est le grand départ… Nous retournons en France. Le voyage est plus difficile qu’à l’aller. Mais c’est le cœur changé à jamais que nous retrouvons Paris, sous une pluie diluvienne. Ah, nous regrettons déjà les 40 degrés à l’ombre ! »

Publicités
Publié dans Messes & Evénements | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Jeunes, le pape veut vous connaître !

Jovenes

En octobre 2018 s’ouvrira au Vatican un synode sur les jeunes et les vocations. Un quoi ?

-> Le Synode, c’est une assemblée d’évêque qui a pour but d’informer et conseiller le pape sur les grands enjeux de l’Église. En bref, le Pape rassemble autour des évêques et d’autres experts et personnes concernées, et ils bossent ensemble sur un sujet. On a parlé de la famille l’année dernière ; en 2018, c’est aux jeunes de 16 à 29 ans qu’un Synode va s’intéresser. À tous les jeunes !

Capture d_écran 2017-10-13 à 17.59.25

Et le Vatican a souhaité que les jeunes eux-mêmes puissent participer à la préparation du Synode, en se faisant connaître, avec les aspirations, les craintes et les spécificités propre à leur âge et leur génération. 

Pour cela, un questionnaire est en ligne à cette adresse : https://survey-synod2018.glauco.it/limesurvey/index.php/147718

Tous les jeunes, de 16 à 29 ans, sont invités à y répondre, qu’ils soient croyants ou non, pratiquants ou non… Nous avons la parole !

Alors, remplissez-le… et faites tourner ! 

(vite, vite : Les réponses devront parvenir au Secrétariat Général du Vatican au plus tard le 30 novembre.)

Publié dans Messes & Evénements | Tagué , , | Laisser un commentaire

Dimanche 15 octobre « Jeunes en paroisse »

21992825_647349732055735_7255724999734773139_o

Le week-end des 14 et 15 octobre, tous les jeunes du diocèse de Paris sont appelés à se rendre visibles dans leur paroisse ou leur communauté et à témoigner de ce qu’ils y vivent régulièrement.

Pour les jeunes du Saint-Esprit, ce sera dimanche soir avec la messe de 19 heures qu’ils animeront suivie d’un apéro ouvert à tous !

Venez nombreux nous rencontrer !

Publié dans Messes & Evénements | Tagué , | Laisser un commentaire

Pèlerinage en Terre Sainte, jour 9 : dernières visites

Récit : Cécile et Père Bruno 
Photos : Groupe Elie  

Père Bruno :

« Un accès libre à ces lieux si importants du Saint-Sépulcre est un peu déroutant. Consciencieusement, nous prions pour chacune des intentions reçues, pendant que d’autres profitent longuement du tombeau vide ! C’est inouï.

Vers minuit les liturgies se préparent et ne vont cesser qu’au petit jour. Prières communes ou individuelles nous nous entraidons pour tenir.

Si nous avons été “porté comme sur les ailes d’un aigle” (Ex 19,14), le privilège de pouvoir rester au Saint-Sépulcre toute la nuit durant, et au petit jour de célébrer les Saints Mystères (la messe) au Calvaire, ce ne fut pas impunément. Dieu nous a donné de partager sa Passion…. »

Cécile :

« En somme, pour tous la nuit a été courte : certains ont veillé (gare à ceux qui ont tenté de piquer un somme au Saint-Sépulcre ! Les orthodoxes les réveillaient sans ménage à coup d’encensoirs à grelots), d’autres sont repartis se coucher autour de minuit.

Pour une partie de notre groupe, la nuit a été bien difficile : direction l’hôpital pour une réhydratation d’urgence.

Un peu (beaucoup) endormis nous célébrons presque tous ensemble la messe de la Résurrection. Les prêtres de passage regardent bizarrement Père Bruno : pourquoi est-il en blanc ? Pourquoi ne célèbre-t-il pas la messe de la Passion ? Alors qu’il est dans une chapelle juste à côté du lieu de la Crucifixion ? Inconsciemment on chante quelques refrains, mais on se fait reprendre par ceux qui veille sur le lieu “on ne chante pas !”… Oui, on comprend, si toutes les communautés se mettent à chanter, on ne va plus s’entendre ici.

Nous continuons ensuite en allant vers le lieu du tombeau de David. Sur le chemin, nous visitons l’église de la dormition (une deuxième). Forts de notre expérience de chorale la veille à la basilique Sainte-Anne, nous réitérons là l’essai avec un Salve Regina qui résonne magnifiquement. On poursuit… du moins on essaye (la fatigue se fait vraiment sentir) vers le lieu de la Cène, heureusement juste à côté. Enfin, ce qu’il en reste. C’est-à-dire pas grand chose. Mais nous avons l’occasion de renouveler nos promesses de Communion. C’est d’autant plus touchant, que Sarah, qui n’a pas encore pu faire sa première Communion, nous questionne sur nos engagements. On enchaîne (courage !!) avec un dernier lieu : une tombe hérodienne. Elle se situe en plein milieu d’un parc (et la plupart n’a qu’une envie : s’allonger dans l’herbe et piquer un somme). On repère la pierre à l’entrée, caractéristique de l’époque. »

Père Bruno :

« L’après-midi est dévolu aux courses de souvenirs. Alain nous les avait épargnées pour rester dans l’esprit du pèlerinage ; cette fois nous pouvons chercher ce qui fera plaisir à nos proches.

Une sieste s’impose après 36 heures debout. Dans les jardins sous les remparts, nous sommes envahis de petites kippot (pluriel de kippa) qui s’égayent comme tous les enfants du monde. »

Cécile :

« À l’heure convenue, nous nous retrouvons, direction la paroisse hébréophone à nouveau. Nous avons la chance de bénéficier d’un moment privilégié avec le curé : comment cette communauté s’intègre en Israël et plus particulièrement à Jérusalem ? Comment est-elle née ? Comment grandit-elle ? Des questions importantes et délicates parfois.

Enfin, le soir arrive et nous rentrons épuisés chez les Sœurs Bénédictines… C’est notre dernière nuit chez elles. »

 

Publié dans Messes & Evénements | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Pèlerinage en Terre Sainte, jour 8 : le jour le plus long !

Récit : Cécile et Père Bruno
Photos : Groupe Elie

Cécile :

« Le jour se lève, voici que nous commençons la dernière partie de notre pèlerinage. Nous avons vu au cours des jours précédents les lieux d’annonce de la naissance du Christ, de son incarnation, de son ministère. Aujourd’hui nous entamons le cycle de la Passion et de la Résurrection.

Question de logistique oblige, nous commençons par visiter le lieu de l’Ascension. En effet, c’est juste en face de là où nous logeons, sur le mont des Oliviers. La vue est imprenable sur Jérusalem, mais je ne vois pas d’oliviers. Comment était-ce il y a 2000 ans, sans ces routes et ces murs ? C’est un lieu très étrange… tranchant nettement avec ce que j’avais pu m’imaginer : un édicule blanchâtre entouré de murs grisonnants, du gravier et des visiteurs qui arrivent par car entier. Le lieu appartient en fait à une mosquée. C’est d’ailleurs la seule sur Terre où l’Eucharistie peut être célébrée (chaque année lors de l’Ascension, par les chrétiens qui transforment ce lieu en suspendant des tentures) ! A l’intérieur une simple pierre. Celle au-dessus de laquelle le Christ s’est élevé. Oui finalement… c’est simple : Il est ressuscité ! Il est monté au Ciel. Passons, il n’y a plus rien à constater de nos yeux ici.

Plus bas sur la colline, nous nous arrêtons au lieu dit Dominus Flevit. C’est ici, nous dit la Tradition, que Jésus a pleuré en entrant dans Jérusalem. En face de nous s’étend un cimetière juif. A l’ombre d’un pin nous nous asseyons pour écouter Guillaume nous expliquer les Psaumes des montées (Cantique des degrés), ceux que les juifs récitaient  lorsqu’ils arrivent à Jérusalem. Vraiment, nous sommes aux portes de Jérusalem, au pied de la maison du Seigneur.

Je me réjouis quand on me dit :
“Allons à la maison du SEIGNEUR !”
Nos pieds se sont arrêtés
à tes portes, Jérusalem ! (
Ps 122)

Un peu plus loin, nous apercevons enfin un nombre raisonnable d’oliviers pour qualifier ce lieu de « mont des oliviers » ! Les bougainvilliers et la lavande donnent un air de Provence.  Notre guide nous explique que certains arbres sont presque millénaires. Nous voici arrivés à Gethsémani. »

Père Bruno :

« Nous commençons à éprouver les sentiments du Christ. Nous faisons une pause au creux du Cédron – ici la tradition orthodoxe vénère le tombeau de la Vierge, et donc le lieu de sa dormition. Il s’ensuit un grand débat théologique : Marie a-t-elle connu la mort ? Pourquoi trouve-t-on ici la Dormition quand, nous, les latins, la vénérons sur le mont Sion, et qu’une forte tradition place l’événement à Éphèse auprès de Saint Jean ?…

Bref nous entrons dans Jérusalem par la porte des brebis. Il n’y a pas si longtemps, c’était le marché aux bestiaux – sans doute une tradition qui remonte au temps où l’on offrait au temple tout proche des brebis en sacrifice

Par cette porte nous sommes vite dans la Via Dolorosa mais avant un arrêt s’impose à Sainte-Anne, territoire français ! « Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier », écrivait Claudel (Œuvre poétique, Poèmes de guerre, La Pléiade, Gallimard, 1957, p. 531), nous en revanche venons prier deux fois (cf. saint Augustin : chanter, c’est prier deux fois !) : nous allons chanter un office du milieu du jour aménagé, avec les psaumes des montées que nous venons de découvrir. La fraîcheur et l’acoustique impressionnante nous donnent des frissons.

Dehors la chaleur est accablante. Nous tentons une prière silencieuse de contemplation et cela devient l’oraison de Saint-Pierre à Gethsémani (on reste dans le thème du jour). Face à nous, les piscines ou réservoir de Bethesda, sorte de dépression faite de ‘briques’ et de ‘roc’, rime avec la violence du climat. »

Cécile :

« Mais l’heure tourne et… il faut manger. Ô joie, nous allons enfin dans un restaurant ! En plein cœur de la vieille ville de surcroît. Nous sommes servis comme des rois : houmous, caviar d’aubergine, lentilles, fallafels, taboulé vert et limonade maison. Le ventilateur est fortement apprécié, car la chaleur est assez forte et l’environnement bruyant. Malheureusement, l’une d’entre nous fait un malaise lors de ce repas…

En plein cœur du souk, au milieu des échoppes et de la foule qui se presse pour acheter des souvenirs ou des épices, notre guide nous annonce : « voilà, le chemin de croix commence ici ». Ah. Ça non plus je ne me l’imaginais pas comme ça. Le Père Bruno revêt son aube, une étole violette et nous voilà prêts (plus ou moins !). La plupart des étapes, nous explique Alain, sont a priori les vraies stations de la Passion, la tradition orale concordant la plupart du temps avec l’archéologie. Impressionnant. C’est donc comme ça au milieu de la ville, au milieu du monde que Tu as porté tous nos péchés ? C’est ainsi, aux yeux de tous que Tu as souffert ? Chaque étape est accompagnée des réflexions de Marthe Robin que nous lisons à tour de rôle. Je fais abstraction complète de ce qui m’entoure, le bruit environnant s’estompe peu à peu pour se concentrer sur ce mystère. Je crois que chacun, à ce moment, nous portons une croix dans notre cœur. Certaines stations ne sont qu’un simple panneau sur un mur, d’autres sont des chapelles assez discrètes qui s’ouvrent à notre passage, sans un mot échangé avec les responsables des lieux. Et petit à petit nous nous rapprochons du Saint Sépulcre.

chemin3chemin2chemin1

De l’extérieur, le Saint-Sépulcre ne ressemble pas vraiment à une église. Les pierres sont de la même couleur que le reste de la ville. Le bâtiment n’est pas spécialement haut. Et on n’arrive pas à imaginer la forme qu’elle prend car il y a d’autres bâtiments autour. Heureusement une coupole surmontée d’une croix nous indique que nous sommes bien dans un lieu chrétien. L’intérieur est tout aussi déroutant. C’est un mélange de différents styles chrétiens : le Saint Sépulcre est partagé entre les Orthodoxes, les Catholiques (Franciscains), les Éthiopiens (pour le toit), les Coptes etc ! A l’entrée, nous remarquons une dalle de marbre au-dessus de laquelle sont suspendus des luminions orthodoxes. Le marbre est parfumé à l’huile de rose. C’est le lieu de l’onction du Christ. Là où le corps sans vie de Jésus a été préparé avant d’être amené au tombeau. Tout de suite à droite quelques escaliers que nous montons nous mènent au lieu de la crucifixion. Si vous vous attendiez à voir le Golgotha comme dans le film de Mel Gibson, c’est raté, toute la zone de la crucifixion au tombeau est abritée dans cette église. Les prêtres orthodoxes surveillent le lieu et il ne nous est pas possible de rester longtemps à cet endroit. Cet endroit où Dieu a rendu sa vie. Nous descendons donc les marches suivantes pour arriver face à un édicule extrêmement travaillé (d’autant que sa restauration s’est finie il y a quelques mois ! Quelle chance !). Le marbre, les bougies, les luminions orthodoxes et la longue queue pour y rentrer nous indiquent d’instinct qu’il s’agit du tombeau. Bien entendu il ne ressemble plus du tout au lieu d’origine. Pourtant à l’intérieur est conservée la pierre sur laquelle Jésus a reposé… Et d’où il a disparu. Nous ne pouvons la voir car elle est protégée par une magnifique dalle de marbre rose. »

Père Bruno :

« Il ne nous reste plus qu’à célébrer ce double mystère dans l’eucharistie. Accueillis dans un lieu très spécial : le Lithos-strotos (en hébreu Gabata) c’est le lieu où les soldats se saisirent de Jésus pour le maltraiter ! Et nous sommes là, à méditer la Passion, célébrer la messe de la Passion, là-même où le Christ l’a vécu.

Comme pour vivre aussi la Résurrection nous sommes autorisés à passer de la crypte à la terrasse. Le soleil du soir dore tout ce qu’il touche… Nous faisons donc une photo de groupe avec une vue imprenable sur Jérusalem !

Cécile

« Nous rentrons finalement chez les Bénédictines pour concocter une délicieuse purée en guise de dîner, accompagnée d’une salade de cœurs de palmiers, olives et thon. La nuit va s’annoncer très longue pour plusieurs d’entre nous : nous allons retourner au Saint Sépulcre et y veiller.

A 20 h 45 nous retrouvons un moine franciscain à l’intérieur du Saint Sépulcre qui nous explique « les règles » : à 21 h, le lieu sera fermé de l’intérieur. Il ne sera plus possible d’en sortir. Exceptionnellement cette semaine, les portes seront ré-ouvertes à minuit et l’accès sera possible tout au long de la nuit (en temps ordinaire elles demeurent closes jusqu’à 6h). A l’heure annoncée une procession commence pour tirer les grands battants de bois, une échelle est passée par une petite ouverture, probablement qu’un moine active un verrou en hauteur. Puis au moment de refermer la petite ouverture, celui-ci confie les clés à quelqu’un… à l’extérieur ! En effet, depuis plusieurs siècles c’est à une famille musulmane résidant non loin qu’il incombe de veiller sur ces clés.  Nous voilà donc enfermés dans ce lieu si touchant. Et nous avons de longues heures devant nous pour méditer le mystère de sa résurrection… Et porter les intentions des paroissiens que nous nous sommes répartis ! Plus de mille feuillets que nous avons apporté au pied de la croix ou sur le tombeau. Vraiment, nous portons avec nous des centaines de paroissiens. »

 

Publié dans Messes & Evénements | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Demandez le programme ! Octobre 2017

louange elie automnale

Nos prochaines rencontres ont lieu :

dimanche 1er octobre : messe des jeunes à 19 heures à l’église du Saint-Esprit

– mercredi 4 octobre : méditation et partage biblique 📖… pour laisser résonner la Parole de Dieu avec son quotidien, et partager ce que l’Esprit Saint nous inspire (chapelle de la Sainte Vierge, accès par le 1, rue Cannebière)
– mercredi 11 octobre : louange et adoration 👐pour dire au Seigneur tout l’amour que nous avons pour lui, le remercier de tous ses bienfaits, et lui confier (par la prière des autres) nos préoccupations, nos joies, nos proches…
dimanche 15 octobre : apéro après la messe de 19 heures à l’église du Saint-Esprit, dans le cadre du  week-end « Jeunes en paroisse »
– mercredi 18 octobreméditation et partage biblique (chapelle de la Sainte Vierge, accès par le 1, rue Cannebière)
– mercredi 25 octobrelouange et adoration 👐 (chapelle de la Sainte Vierge, accès par le 1, rue Cannebière).
Publié dans Mercredi Elie | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

Pèlerinage en Terre Sainte, jour 7 : de Jérusalem à Jéricho, une journée riche en contrastes

Récit : Guillemette
Photos : Groupe Elie

Nous remontons dans notre bus préféré pour aller en direction de la vallée du Wadi Quelt. Le bus nous dépose en haut d’une vallée, qui a plutôt une allure de percée dans un désert blanc-crème. Dans la chaleur matinale, nous admirons le paysage et ce qui s’offre à nos yeux est à peine croyable, en contre-bas et collé à la falaise, le magnifique monastère Saint-Georges de Kosiba, cet endroit est habité par des moines orthodoxes, il nous faut quelques minutes de marche pour rejoindre ces mini-constructions imbriquées les unes dans les autres, dômes et croix comprises.

Notre marche est récompensée par la visite d’une partie du monastère et nous avons continué à grimper jusqu’à la grotte du prophète Elie ! Le groupe Elie est chez lui !

Ensuite nous redescendons à pieds jusqu’à Jéricho en méditant le chapelet pour nous donner aussi un peu de courage et ne pas tomber sur le chemin escarpé. A l’arrivée, nous sommes soulagé de voir un carré d’ombre pour déjeuner dans la joie et la bonne humeur ! Un chant polyphonique avec pour paroles « salade, salade… il n’en restera plus… salade, salade » nous donne envie de danser (en vérité c’est du riz collant mais ce n’est pas grave). Bref, le groupe est heureux !

Après cette sécheresse, nous arrivons au lieu du baptême du Christ dans les eaux du Jourdain, moment émouvant et fragile… Le père Bruno tente en vain de discipliner les autres pèlerins qui systématiquement veulent traverser notre groupe en lecture biblique!

Enfin arrivés à Jérusalem, nous prenons un bain de foule en passant par la porte de Damas. Nous traversons le souk à toute allure en essayant de ne pas perdre de vue notre guide Alain ! Au bout du souk – un couloir – un chek-point et nous atterrissons devant l’esplanade du Temple, évoqué dans la Bible et lieu sacré des trois religions monothéistes. Après un précis historique, nous allons nous recueillir au Mur des lamentations (les femmes d’un côté et les hommes de l’autre pouvant aussi entrer dans la synagogue).

Quel contraste avec le souk, nous venons d’un quartier à majorité musulmane, nous sommes ici dans un grand espace avec naturellement une majorité de juifs.

Nous repartons du Mur occidental pour grimper sur les toits de la ville, avons une belle vue sur la coupole dorée, symbole de Jérusalem. Nous découvrons les vestiges de la vieille ville, sans trop perdre de temps car nous avons la messe hébréophone à heure fixe ! C’est la messe de la Transfiguration, nous nous émerveillons des chants en hébreux sans tout comprendre, il y a une place au mystère, c’est magnifique. Nous retenons le merveilleux accueil et de cette petite communauté transparaît une ferveur et une fraternité touchante.

Pendant que les uns acceptent un dîner-apéro, d’autres goûtent les joies du sacrement de réconciliation. Nous avons vécu cette journée pleine de contrastes très intensément, nous sommes heureux d’aller nous reposer chez les bénédictines du Mont des Oliviers.

Publié dans Messes & Evénements | Tagué , , , | Laisser un commentaire